Histoire du logo Puma : le félin, le D et la Formstrip
Trois signes distincts se sont succédé chez Puma, et le plus connu n’est pas le plus ancien. Ce que les archives confirment, et ce sur quoi les sources divergent.
Puma naît d’une rupture familiale : en 1948, Rudolf Dassler se sépare de son frère Adolf, fondateur d’adidas, et enregistre sa propre société. Le premier logo montre un félin franchissant un D, initiale de Dassler. La Formstrip, la bande courbe du flanc, apparaît en 1958. Le félin bondissant tel qu’on le connaît est l’œuvre du dessinateur allemand Lutz Backes, daté de 1967 par la plupart des sources, parfois de 1968.
Le logo de Puma est l’un des rares à s’être imposé sans son nom : le félin bondissant fonctionne seul, sans lettrage. Mais ce félin n’est pas le premier signe de la marque, et il n’est même pas le plus ancien encore en service.
Cet article distingue explicitement ce qui est documenté de ce qui reste incertain. Sur un sujet où les blogs de design recopient les mêmes dates depuis quinze ans, la précision compte plus que la fluidité du récit.
1948 : la séparation, et un logo avec un D
L’histoire commence par une brouille. Les frères Dassler fabriquaient des chaussures de sport ensemble à Herzogenaurach, en Bavière. En 1948, ils se séparent. Adolf fonde adidas. Rudolf Dassler enregistre sa propre société, d’abord sous le nom de Rudolf Dassler Sportfabrik, abrégé en RUDA.
Le nom ne tient pas longtemps. Dès le début du mois d’octobre 1948, Rudolf le change pour PUMA Sportschuhfabrik Rudolf Dassler. Le félin devient le nom de la marque, et il n’est pas choisi au hasard : souplesse, détente, vitesse, tout ce qu’une chaussure de sport prétend apporter.
Le premier logo, déposé la même année avec le nom, représente un félin en train de bondir à travers la lettre D, pour Dassler. Le dessin est anguleux, très éloigné de la silhouette fluide d’aujourd’hui. Ce logo disparaîtra, mais il explique une chose : le félin est là dès le premier jour, la forme seule a changé.
1958 : la Formstrip, un signe qui tient le pied
En 1958, Puma introduit la Formstrip, cette bande courbe qui part de la semelle et remonte vers le laçage sur le flanc de la chaussure.
Comme les trois bandes d’adidas ou le N de New Balance, elle n’est pas d’abord un ornement : cousue sur le flanc, elle renforce la tige et limite sa déformation latérale. C’est un élément de construction devenu marque déposée, ce qui est le cas de tous les grands signes de la chaussure de sport.
La Formstrip est aujourd’hui le plus ancien des trois signes Puma encore en usage, et c’est aussi le plus discriminant : sur une paire vue de loin, c’est elle qui identifie la marque, pas le félin. Elle est visible sur presque tout le catalogue Puma, des modèles de sport auto aux silhouettes de ville.
1967 : le félin de Lutz Backes
Le félin bondissant moderne est attribué à Lutz Backes, dessinateur de presse allemand, originaire de Nuremberg. C’est ce dessin, épuré et en mouvement, qui deviendra le logo mondial de la marque.
La date mérite une réserve honnête. La plupart des sources situent le dessin de Backes en 1967, d’autres retiennent 1968 pour l’adoption du logo par l’entreprise. Les deux dates peuvent d’ailleurs coexister sans se contredire : la création d’un dessin et sa mise en service officielle sont deux moments distincts. En l’absence d’une pièce d’archive publique qui tranche, cet article ne choisit pas.
Ce qui est en revanche solide, c’est la logique du dessin : le félin est saisi au sommet du bond, pattes tendues, queue étirée à l’horizontale. Il n’est ni au repos ni à l’atterrissage. C’est la lecture la plus économique possible de l’idée de détente, et c’est pour cela que le logo fonctionne sans texte.
Ce que le logo est devenu après 1970
À partir des années 1970, le félin se combine au mot PUMA en capitales, généralement au-dessus ou à gauche du nom. Le lettrage a évolué plusieurs fois vers plus de simplicité, mais l’animal a très peu changé, ce qui est rare : la plupart des marques de sport ont redessiné leur signe au moins une fois en profondeur.
La marque utilise aujourd’hui trois registres selon le contexte : le félin seul, le félin avec le nom, et la Formstrip sur le produit. Cette division du travail entre trois signes est plus cohérente qu’il n’y paraît : la Formstrip identifie la chaussure, le félin identifie la marque, le bloc complet sert la communication.
Où voir ces signes sur les modèles actuels
Sur le catalogue KickMarket au 3 septembre 2026, le modèle Puma le plus suivi est de loin la Speedcat, avec 48 références et une meilleure offre à 50 € pour un prix conseillé médian de 100 €. C’est aussi le modèle où la Formstrip est la plus lisible, parce que la tige est basse et le flanc dégagé.
Elle est distribuée par huit marchands du catalogue, Snipes et Foot Locker en tête avec 24 offres chacun, puis BSTN, Limited Resell, solebox, Geturbrick, Courir et 43einhalb. Cette largeur de distribution explique les remises : plusieurs références descendent autour de 55 à 65 €.
Vous pouvez comparer les prix de la Speedcat pointure par pointure, ou parcourir le reste des modèles de la marque pour retrouver la Formstrip sur d’autres silhouettes.
Questions fréquentes
Qui a créé le logo Puma ?
Le félin bondissant moderne est attribué au dessinateur de presse allemand Lutz Backes, de Nuremberg. La plupart des sources datent son dessin de 1967, certaines retiennent 1968 pour l’adoption officielle du logo. Le tout premier logo de 1948, un félin franchissant un D, est antérieur et d’une autre main.
Que signifiait le D du premier logo Puma ?
Le D est l’initiale de Dassler, du nom du fondateur Rudolf Dassler. Le logo déposé en 1948 montrait un félin bondissant à travers cette lettre. Rudolf Dassler était le frère d’Adolf Dassler, fondateur d’adidas, dont il s’est séparé la même année.
Qu’est-ce que la Formstrip de Puma ?
C’est la bande courbe qui part de la semelle et remonte vers le laçage sur le flanc de la chaussure, introduite en 1958. Comme les bandes d’adidas, elle a d’abord une fonction de renfort latéral de la tige avant d’être un signe de reconnaissance. C’est le plus ancien des signes Puma encore utilisés.
Pourquoi la marque s’appelle-t-elle Puma ?
Rudolf Dassler a d’abord enregistré sa société sous le nom de Rudolf Dassler Sportfabrik, abrégé RUDA, en 1948. Il l’a rebaptisée PUMA dès le début du mois d’octobre de la même année. Le félin évoque la souplesse, la détente et la vitesse, soit les qualités attendues d’une chaussure de sport.
Dernière mise à jour : 2 septembre 2026 · Rédigé par Jérémy, KickMarket.
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